Anuna De Wever
Selon la militante Anuna De Wever, notre société actuelle souffre d'un manque fondamental : l'attention portée aux autres. « Je vois beaucoup de jeunes fatigués, stressés ou qui abandonnent leurs études. On dirait que nous considérons cela comme normal, mais ça ne l'est pas.» Elle constate que beaucoup de gens sont en quête de sens. Les jeunes, en particulier, s'interrogent sur le travail, l'avenir et leur place dans la société.
Les jeunes recherchent le lien social
Nombreux sont les jeunes qui souhaitent contribuer à un monde meilleur. Pourtant, beaucoup se sentent impuissants. « Ils travaillent dur, mais se demandent à quoi bon, au fond. Ils veulent faire la différence, mais n'en ont pas toujours l'occasion. » Selon Anuna, cela engendre frustration et épuisement. C'est pourquoi elle estime qu'il est essentiel d'être plus attentif aux véritables besoins des individus pour qu'ils se sentent bien.
La bienveillance commence près de chez soi
Pour Anuna, la bienveillance signifie avant tout continuer à considérer les autres comme des êtres humains. « Si nous voulons une société solidaire, nous devons réapprendre à prendre soin les uns des autres. » Il n'est pas nécessaire d'agir à grande échelle. Cela commence dans votre quartier, à l'école, au travail ou en famille. Connaissez-vous vos voisins ? Savez-vous qui traverse une période difficile ? Pouvez-vous faire une différence pour quelqu'un d'autre ? Selon Anuna, la véritable bienveillance prend sa source précisément là.
Ensemble, nous sommes plus forts
Une société se renforce lorsque ses membres se sentent liés les uns aux autres. « Nul besoin de résoudre les problèmes seul. Nous avons tous besoin les uns des autres. » Anuna croit fermement aux communautés où les gens s'entraident et se soutiennent mutuellement. Cette solidarité donne force et espoir. Elle observe de nombreux exemples positifs de personnes qui œuvrent ensemble pour le bien d'autrui, souvent sans rien attendre en retour.
La polarisation complique l'entraide
Parallèlement, Anuna constate que la société se durcit. Les conflits se multiplient et la confiance s'érode. De ce fait, il devient plus difficile de se rencontrer et de se comprendre véritablement. Pour elle, l'entraide commence par le respect. « Nous devons continuer à nous considérer comme des êtres humains, même en cas de désaccord. »
Le changement vient de la base
Anuna est convaincue que le changement émane souvent des gens ordinaires. Il ne s'agit pas d'attendre que les autres agissent, mais de prendre des initiatives. Elle observe partout des personnes s'investir dans leur quartier, auprès des plus vulnérables ou pour une société meilleure. « Ceux qui ne voient que les problèmes perdent espoir. Mais partout, des gens œuvrent pour améliorer les choses. »
Être honnête sur ce qui ne fonctionne pas
Selon Anuna, il faut aussi oser nommer ce qui ne va pas. « Une honnêteté radicale, c'est faire face à la réalité, même quand c'est difficile. » Mais cette honnêteté doit s'accompagner de douceur. Nous appartenons tous à la même société. Personne ne détient la vérité absolue. C’est pourquoi elle plaide pour plus de compréhension, plus de coopération et plus d’espace pour rechercher ensemble des solutions.
L'espoir d'un avenir meilleur
Malgré tous les défis, Anuna garde espoir. Elle voit partout des gens expérimenter de nouvelles idées, prendre soin les uns des autres et tisser des liens plus étroits. « Un monde différent est possible », dit-elle. « Mais nous le construisons ensemble. »
En résumé
Pour Anuna, une société bienveillante ne repose pas sur des systèmes ou des règles, mais sur les individus. Lorsque nous prenons à nouveau le temps les uns pour les autres, que nous nous écoutons et que nous assumons la responsabilité de notre environnement, un espace se crée pour un véritable changement. « Une honnêteté radicale *et* une humanité radicale. Voilà ce dont nous avons le plus besoin aujourd'hui. »